Fugues musicales
Inscriptions ouvertes
À partir de 9 350 € par personne
À Salzbourg, l’été ne marque pas une parenthèse mais une intensification. La ville, cernée par les reliefs alpins et ordonnée par une architecture baroque d’une précision presque musicale, entre alors dans un état de vibration continue. Les jours s’allongent, les perspectives s’ouvrent, et chaque lieu, de la vieille ville aux grandes salles du festival, semble appelé à devenir espace de résonance. Ici, la musique ne surplombe pas la cité : elle la traverse, la structure, l’habite jusque dans ses silences.
Depuis plus d’un siècle, le Festival de Salzbourg s’affirme comme un lieu où le grand répertoire se confronte aux regards les plus singuliers de notre temps. La dimension spirituelle et visionnaire de Saint François d’Assise de Messiaen y prend corps sous la direction de Maxime Pascal et le regard radical de Romeo Castellucci, tandis que la virtuosité jubilatoire de Rossini s’exprime dans Il viaggio a Reims, porté par Cecilia Bartoli et Florian Sempey dans la mise en scène incisive de Barrie Kosky.
Mozart occupe une place centrale avec Così fan tutte, incarné par Elsa Dreisig et Lea Desandre, tandis que Strauss déploie toute sa richesse de contrastes dans Ariadne auf Naxos, portée par la noblesse vocale d’Elīna Garanča. Le parcours s’ouvre enfin à la grande tradition symphonique avec le Vienna Philharmonic dirigé par Tugan Sokhiev, avant de retrouver la brûlure intemporelle de Carmen dans une lecture tendue et incandescente de Teodor Currentzis, incarnée par Asmik Grigorian.
L’ensemble compose un itinéraire d’une rare cohérence, où les grandes figures de la scène musicale contemporaine dialoguent avec les œuvres, et où chaque soirée s’inscrit comme une étape essentielle d’un voyage artistique total.









































































































































































































